Paiements électroniques

Exemples de moyens de réaliser des paiements sur internet

Paypal

Un service de paiement sur internet…

Il existe de nombreux services de paiement sur internet, Paypal est un service de paiement en ligne qui permet de payer des achats, de recevoir des paiements, ou d’envoyer et de recevoir de l’argent.  Attention, ce n’est pas une monnaie virtuelle. Pour bénéficier du service, une personne doit créer un compte, puis transmettre diverses coordonnées bancaires à PayPal, telles que le numéro de carte de paiement. Par la suite, les transactions sont effectuées sans avoir à ré-communiquer ses coordonnées bancaires, une adresse de courrier électronique et un mot de passe étant suffisants.

Monnaies électroniques…

Est une crypto-monnaie open source axée sur la vie privée et la décentralisation créée en avril 2014. Contrairement à de nombreuses crypto-monnaies dérivées de Bitcoin, Monero est basée sur le protocole CryptoNote et possède une différence algorithmique importante quant à l’obscurcissement de la chaîne de bloc.  Nous avons une préférence pour

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Monero  (cryptomonnaie open source)

Monero bénéficie du soutien continu de sa communauté, et son architecture de code modulaire a été salué par Wladimir J. van der Laan, un responsable du Bitcoin Core. La capitalisation du Monero est passée de 3,7 millions de dollars (3 déc. 2015) à plus de 170 millions de dollars (3 sept. 2016), avant de retomber aux alentours de 60 millions deux mois plus tard (3 nov. 2016)

Bitcoins

Monnaies électroniques…

En 2017, la monnaie électronique rencontre un succès grandissant. Son prix explose sur les marchés, de plus en plus de boutiques en ligne se mettent à l’accepter, et les histoires de passionnés d’informatique devenus virtuellement millionnaires grâce à cette devise se multiplient.  Attention au danger !

C’est un peu l’équivalent de l’argent liquide sur internet. Il s’échange de personne à personne, sans passer par l’intermédiaire d’une banque (contrairement à ce qui se passe lorsque vous payez avec votre carte bleue sur une boutique en ligne) ou d’une autre entreprise (contrairement à ce qui se produit lorsque vous achetez un objet sur eBay ou sur un site web en passant par PayPal).

A la différence de l’euro ou du dollar, il n’existe pas de banque centrale rattachée à un Etat pour émettre des bitcoins ou contrôler leur circulation. L’argent est en fait créé et géré par les « mineurs », des milliers d’individus qui ont mis spécialement à disposition du réseau des ordinateurs chargés de vérifier la régularité des transactions.

Lorsque qu’un de ces « mineurs » parvient à valider un ensemble important de transactions, il est récompensé en empochant 25 bitcoins. Cette somme versée au « mineur » est programmée pour être divisée par deux tous les quatre ans. Il s’agit en effet de ne pas produire trop de monnaie virtuelle. Car à terme, 21 millions de bitcoins doivent être mis en circulation, et pas davantage. Jusqu’ici, un peu plus de 12 millions de bitcoins ont été émis.

Cela apporte quoi ?

Pas mal de choses. D’abord, un anonymat quasi-total dans les transactions. Comme avec l’argent liquide, vous n’avez en effet pas besoin de connaître l’identité de votre interlocuteur pour le payer ou être payé. Il suffit de créer un porte-monnaie virtuel, doté d’une adresse à l’allure un peu barbare (du genre 8dNMa6oyH8sRf65JHKjm66uRIBg1pLBoJL9H5S1V4Vf9) pour envoyer ou recevoir des paiements.

La contrepartie de cet anonymat est la transparence des échanges : n’importe quel internaute peut consulter les mouvements de portefeuille à portefeuille. Un site internet référence même en temps réel les transactions qui ont lieu sur le réseau Bitcoin. De leur côté, les « mineurs » retracent le parcours de chaque bitcoin depuis sa création. Afin d’éviter la fraude, ils vérifient notamment que les bitcoins émis n’ont pas été dépensés deux fois.

Mais pour le commun des mortels, le plus précieux avantage du bitcoin est de ne plus dépendre des établissements bancaires pour effectuer des transactions. Contrairement à un achat en ligne classique, lors d’un paiement en bitcoins, aucun intermédiaire ne prend de commission sur le montant déboursé. L’acquéreur, s’il le souhaite, peut verser une fraction de centime de bitcoin aux « mineurs » pour les remercier de faire fonctionner le réseau et voir sa transaction validée plus rapidement, mais rien ne l’y oblige.

C’est aussi valable pour un transfert d’argent : là où un organisme spécialisé facture au minimum 25 euros pour transférer 1 000 euros de France en Algérie, une telle opération ne coûte que quelques centimes d’euros en passant par le protocole Bitcoin.

C’est possible, d’échanger tous nos euros contre des bitcoins maintenant ?

Oui, mais vu la volatilité du cours du bitcoin, c’est une très mauvaise idée. Début 2013, un bitcoin s’échangeait contre 13 dollars (9,50 euros). Un peu plus d’un an et des montagnes russes sur les marchés plus tard, il vaut environ 722 dollars (530 euros). Et il est impossible de savoir à quel niveau il s’échangera dans quelques semaines. On est loin de la tranquillité d’un Livret A.

En 2017, plus de 700 dollars pour UN bitcoin ? Pourquoi les prix se sont autant envolés ?

Parce que son cours n’est pas du tout régulé : le prix du bitcoin n’est fonction que de l’offre et de la demande, et il en existe une quantité limitée. Lors des derniers mois, les caractéristiques de cette monnaie l’ont rendue de plus en plus populaire, et son prix a grimpé en conséquence.

« Il ne faut pas oublier que dans l’univers du bitcoin, aucune banque centrale n’existe pour faire tourner la planche à billets et faire descendre artificiellement la valeur de la monnaie, explique Philippe Herlin, chargé de cours au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de La révolution du bitcoin et des monnaies complémentaires. En ce sens, il est très similaire à l’or : sa quantité est par nature limitée, et c’est ce qui en fait un actif de confiance. »

Le problème, c’est que l’envolée des cours a incité les détenteurs de bitcoins à épargner plutôt qu’à dépenser leur argent. Cette tendance à la spéculation ne place pas la devise dans une situation idéale. « A l’heure actuelle, on estime que seuls 20% des bitcoins en circulation servent de monnaie d’échange »

Y a-t-il vraiment des utilisateurs qui sont devenus richissimes avec leurs bitcoins ?

Oui, et leurs histoires font souvent le bonheur des médias. Alors qu’il étudiait les systèmes informatiques de chiffrement, un jeune Norvégien avait ainsi acquis, en 2009, la bagatelle de 5000 bitcoins pour l’équivalent de 18 euros. Quatre ans plus tard, le cinquième de son pécule lui a permis d’acheter un appartement à Oslo, rapporte Le Figaro.

L’histoire de James Howells, racontée par Le Monde.fr, est moins heureuse. A la faveur d’un grand nettoyage de son bureau durant l’été 2013, cet ingénieur britannique de 28 ans jette le disque dur de son ancien ordinateur, devenu inutilisable. Grossière erreur : il contenait le mot de passe qui lui permettait d’utiliser les 7 500 bitcoins qu’il avait accumulés début 2009. Il a tout perdu.

Peut on perdre ses bitcoins, ou se les faire voler ?

Oui. La cible des pirates est le porte-monnaie, un fichier informatique qui contient deux éléments : les bitcoins de son propriétaire et une clé de sécurité. C’est ce dernier élément, représenté par une suite complexe de chiffres et de lettres, qui permet d’envoyer des fonds. Si ce porte-monnaie est installé sur un ordinateur mal protégé, un pirate peut en subtiliser une copie. S’il arrive en plus à déchiffrer la clé de sécurité autorisant le transfert de fonds, la partie est perdue : il n’existe aucun moyen de « faire opposition » à un virement dans le protocole Bitcoin.

Il est également possible de confier son porte-monnaie à un site internet spécialisé, qui gère alors la clé de sécurité. Cela permet d’utiliser ses bitcoins sur n’importe quel appareil connecté à internet, mais implique d’accorder une confiance aveugle au site en question : s’il se fait pirater, vous pouvez dire adieu à vos bitcoins.

Paradoxalement, le plus sûr moyen de conserver cette monnaie virtuelle est de créer un « porte-monnaie papier ». Il faut alors générer la clé de sécurité sur un ordinateur déconnecté d’internet, l’imprimer sur un bon vieux morceau de papier, la supprimer du disque dur, puis placer la précieuse feuille dans un coffre-fort.

La Banque de France aime-t-elle les bitcoins et Monero ?

La Banque de France a effectivement publié une note, en décembre 2016, pour mettre en garde les Français contre « les dangers liés au développement des monnaies virtuelles« , en ciblant particulièrement le bitcoin. Elle n’est pas la seule : la Banque populaire de Chine et l’Autorité bancaire européenne ont, elles aussi, diffusé des dossiers déconseillant de recourir aux monnaies numériques.

Ces organismes publics reprochent plusieurs choses au bitcoin : de ne pas être régulé, de ne pas être adossé à une activité réelle, et de ne pas disposer de filet de sécurité permettant aux petits épargnants de retrouver leur investissement en cas d’effondrement du cours. En outre, le fait qu’il puisse être échangé de manière anonyme encouragerait les activités criminelles, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Pour les uns, cette monnaie virtuelle n’est qu’au début de son succès. Son fonctionnement aurait déjà ringardisé les banques, et les prochains mois devraient voir le cours du bitcoin poursuivre son envol. Pour les autres, il ne s’agit que d’une « fausse monnaie », un « château de cartes » hyper-spéculatif amené à s’effondrer, et dont les victimes seront ceux qui auront pris le train en marche trop tardivement.

Reste la question de la sécurité informatique du protocole utilisé par le bitcoin pour sécuriser les transactions. Est-on absolument sûr de sa résistance aux attaques de pirates ? « On peut l’être », répond les ingénieurs spécialisés dans les réseaux et utilisateur de la monnaie virtuelle. « Le protocole du bitcoin est libre : son code est ouvert et peut être examiné par n’importe qui », continue-t-il. Cette caractéristique rend les grandes failles de sécurité très rares. « Et lorsque l’on en trouve, des discussions ont lieu pour corriger rapidement le code et adopter une nouvelle version. »

 

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